La paix des vaches

Vous vous souvenez, vous, du Brevet des Collèges ? Comment se sont déroulées les épreuves? Quels sujets vous avez eus ? Moi, je dois dire que je n’en garde pas un grand souvenir. Si ce n’est…

En faisant réviser mon « 3ème », en pleine préparation, je me suis souvenue de cette bourde que j’avais faite dans mon épreuve de français et qui mériterait de figurer dans La foire aux cancres. La question était :

Citez 2 verbes de la même racine que le mot paix.

Paix ? Bon… J’ai pensé tout de suite à apaiser. Jusque là, ça allait. Mais après ? J’imagine que j’aurais dû trouver pacifier, mais à l’époque, je n’ai pas « percuté », comme on dit maintenant. Je cherchais un mot qui commence pas pai…

Paix, paisible… Alors, je les ai vues, si tranquilles dans leur prairie bien verte…

Un verbe de la même racine que le mot paix ? C’est PAÎTRE, bien sûr !

Un peu de crème « chantier » ?

Au Maroc, la langue française est présente partout, mais pas toujours maîtrisée par tous. Si on ajoute à ça un zeste de nonchalance toute méditerranéenne, on obtient parfois des choses surprenantes…

J’étais à la terrasse d’un café-glacier, face à la mer, et je consultais avec envie la carte des spécialités maison. Le choix était difficile. Tout me faisait envie ! Café liégeois ou Dame blanche ? Brésilienne ou Banana split ??? Vanille, pistache, caramel… et toujours cette crème chantier. Je le jure : en lisant cette carte, je me demandais vraiment ce que la construction venait faire là-dedans et ce que pouvait bien être cette crème dont je n’avais jamais entendu parler !

Alors je me tourne vers mon mari et je lui demande :

Qu’est-ce que c’est que ça, la crème chantier ???

Et c’est là, en le disant, que j’ai compris ! Chantilly, chantier : pour certains, ça se prononce de la même façon !

Petit abécédaire de la route

Les quatre premières années que j’ai passées au Maroc, c’était à Casablanca. Casa la grise, comme je l’appelle…

Dans cette ville, comme sans doute dans de nombreuses autres grandes villes partout dans le monde, la circulation était une véritable épreuve à affronter quotidiennement.

Un jour, EXCÉDÉE, j’ai rédigé ce petit abécédaire de la route casablancaise POUR ME DÉFOULER !!! Je pense qu’il donne une idée assez précise de ce calvaire.

Prêts ? Bouclez vos ceintures et cramponnez-vous : on démarre !

  • A comme… Anarchique !
  • B comme… Bouchons : inévitables, à certaines heures.
  • C comme… Clignotants : c’est quoi, ça ?!
  • D comme… Double file : absolument normal, surtout devant les boulangeries…
  • E comme… Enfants ou autant d’occasions d’attraper des sueurs froides !
  • F comme… Forcer le passage : à toi de ralentir si tu ne veux pas de casse !
  • G comme… Griller la priorité : crise de nerfs assurée dans les ronds-points.
  • H comme… Hmar (âne) ou autres insultes qui fusent derrière les pare-brises.
  • I comme… Inconscience !
  • J comme… J’en peux plus !
  • K comme… Klaxons : en veux-tu ? En voilà !
  • L comme… La lenteur consternante de certains passants.
  • M comme… Mobylettes : toujours là où on les attend le moins !
  • N comme… Nid-de-poule… ou cratères, c’est selon !
  • O comme… Où sont donc les flics ???
  • P comme… Piétons, populace ou pulluler ! De préférence à côté des trottoirs.
  • Q comme… Quelle pagaille aux heures de pointes !
  • R comme… Rond-point : c’est chacun pour soi !
  • S comme… Sécurité ; ou serait-ce plutôt Science-fiction ?!
  • T comme… Traverser : un vrai sport national !
  • U comme… Ulcère : sans commentaires !
  • V comme… Véhicules souvent endommagés.
  • W comme… Wâlo ! Rien ! Y a absolument rien d’autre à faire que de prendre son mal en patience !
  • X comme… autant d’inconnus qu’il n’est pas nécessaire de respecter !
  • Y comme… Yallah ! Tu avances ou pas ???
  • Z comme… Zut ! Ou Zen… Faut voir !

Pro des mots et aphasique !

Juste une petite réflexion en passant… La vie est curieuse, parfois !

Si vous me suivez sur Hémicrânia, vous savez déjà que je suis migraineuse et que je reçois de temps en temps la visite de celle que j’ai appelée Aura : la migraine avec aura (et troubles aphasiques).

Je me disais que c’était quand même un comble, pour quelqu’un qui aime les mots comme moi ; qui, non contente de vivre sa passion à ses heures perdues, en a carrément fait son métier ; qui passe ses journées à lire, relire, corriger, reformuler ; qui se fait payer au mot ou à la page… C’est un comble, non, d’être atteinte d’un trouble qui, JUSTEMENT, affecte le langage ?!

Je me vois bien expliquer à mes clients que : « Désolée, je n’ai pas pu terminer ce travail pour la date convenue : j’avais perdu mes mots !!! »

Dents de lait et autres parfums

La vérité sort de la bouche des enfants et parfois, on se la prend en pleine figure !

J’expliquais à ma fille encore haute comme trois pommes pourquoi son grand frère venait de perdre l’une de ses quenottes. Elle réfléchit un instant puis demande :

– Et toi, maman, tu as aussi des dents de lait ?

Accro, moi ?

– Oh non, ma chérie, ça fait bien longtemps que je n’ai plus de dents de lait !

– T’as des dents de quoi, alors ? de CAFÉ ???

 

Oups…

 

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